Une longue fin de semaine à Cape Cod

Parce qu’il n’y a pas plus ressourçant que l’océan, nous avons profité de la longue fin de semaine du moi de Mai pour partir découvrir Cape Cod. Et aussi parce qu’on est gourmands en découverte, on a posé une journée de congé de plus : et hop 4 jours de dépaysement !

Départ de Montréal à 5h30 du matin le samedi, direction la douane canadienne de St-Armand. Le GPS nous indique un peu plus de 7h30 de route et 720km jusqu’à notre hôtel à Truro. Parce que notre dernier voyage au États-Unis datait du mois d’Avril et que nous avions donc encore le petit papier blanc (anciennement vert) agrafé dans notre passeport, nous avons eu la belle surprise de ne même pas avoir à sortir de la voiture pour entrer aux USA ***WOOT WOOT*** ! Ce beau cadeau du ciel nous fait déjà gagner du temps avec un arrêt de seulement 16 minutes dans la file de la douane (on pronostiquait un bonne heure et demie de paperasse). Mais la route est encore longue et quelques arrêts seront les bienvenus, d’autant qu’on prévoit contourner Boston pour éviter de se retrouver dans le trafic du week-end.

Premier arrêt à Plymouth pour luncher sur le port. Il est midi mais la journée nous paraît beaucoup plus avancée puisqu’on roule depuis 6h30 de temps. Rien d’extraordinaire à raconter sur cette ville si ce n’est que nous y avons découvert la boutique Cupcake Charlie’s par concours de circonstance. Leurs cupcakes sont tellement bons qu’on a fait le détour pour y repasser au retour du week-end (menthe-chocolat mon pref’ <3).

Deuxième arrêt aux alentours de la ville de Brewster à Breakwater Beach. Première fois les pieds dans le sable chaud depuis une éternité ***OMG***. Un parking gratuit (c’est assez rare aux USA pour le souligner), une plage immense et vide de monde, la température de l’eau presque acceptable : nous étions enfin certains d’être arrivés au paradis. Petite sieste.

C’est en fin de journée que nous sommes arrivés là où nous avions réservé, au Blue Sea Motor Inn. L’endroit est américanisé comme il faut, le propriétaire vraiment sympathique, la chambre celle que nous avions demandée, la vue depuis le balcon sur la plage privée et l’océan. Premier réflexe : aller prendre l’apéro sur le sable avant d’aller faire un tour à Provincetown, située à quelques minutes en voiture.

Quand on recherche où aller manger à Provincetown, on se rend vite compte que tout est sur Commercial Street. Je pensais qu’il s’agissait d’une rue commerçante au sens où on n’y trouve que des boutiques de vêtements, meubles, etc… Un truc pas spécialement à voir et même plutôt à éviter. Elle est en réalité une superbe petite artère vivante, remplie de restaurants, café, boutiques locales et galeries d’art. Nous nous sommes même étonnés de n’y trouver qu’un seul célèbre franchisé (non ça n’était ni un Mcdonald’s, ni un Starbucks). À la tombée de la nuit comme en journée, ca a été vraiment énergisant d’y déambuler. En soirée, les enseignes colorées, la bonne humeur ambiante et les températures clémentes nous ont ravis. En matinée, ce sont des habitants heureux et des touristes détendus que l’on a croisé en voiture, en vélo ou à pied.

Ce que j’ai particulièrement aimé :

Les couleurs nocturnes de la boutique The Nut House et l’accueil chaleureux des propriétaires au petit matin quand je suis revenue chercher cafés et gourmandises le lendemain (on conseille le BLONDIE aux gourmands!).

Rentrer chez The Canteen, une petite place conviviale qui ne prend pas de faux airs. (On aurait peut-être préféré y aller pour le brunch plutôt que pour le souper… À voir.)

Finir notre escapade américaine en allant bruncher au Cafe Heaven et abandonner un combat perdu d’avance face à 4 énormes pancakes noix de pécan et framboises. Vive le doggy bag.
Tout ça sur Commercial Street.

Le dimanche, nous nous sommes rendus à Orlean en fin de journée pour observer le coucher du soleil depuis Skaket Beach. (Merci les bons conseils des collègues!) Arrivés sur place avec de quoi pique-niquer à la tombée du jour, il a suffit de quelques minutes  pour que, sans que nous ne l’ayons remarqués, une petite vingtaine de locaux aient pris place dans notre dos pour observer le même phénomène que nous.

Pendant notre séjour, nous avons également été manger chez Spanky’s Restaurant à Hyannis. C’est le meilleur homard que j’ai dégusté du séjour (et j’en ai commandé à tous les repas). Certains blogues recommandaient aussi le Moby Dick’s mais mis à part le beau cliché de la salle du restaurant, la bouffe ne vaut vraiment pas le détour.

On l’a aussi pas mal cherché mais on a fini par trouver le célèbre phare des paquets de chips CAPE COD à Eastham. Son nom : The Nauset Light. On pensait (peut-être bêtement ?) qu’il s’agissait du phare situé tout au bout du cap, genre symboliquement mais finalement non pas du tout. On ne sait toujours pas vraiment pourquoi ils ont choisi celui là spécifiquement mais bref, après de multiples tentatives échouées de trouver le phare rouge, on a fini par enfin se retrouver à ses pieds.
On va se l’avouer, ce n’est pas spécialement impressionnant. D’autant qu’il n’y a que ca des phares dans la région alors on commençait à s’habituer. Et puis une fois qu’on en a vu un, on les a pas mal déjà tous vus … Mais ce qui vaux vraiment la peine, c’est la plage éponyme Nauset Light Beach. Avec ses falaises, c’est la plus sauvage qu’on ai vu de notre séjour. Le fait qu’on y ai aussi aperçu un aileron de requin et un phoque en manque de spectateurs a aussi pas mal joué. 🙂

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Pendant ces 4 jours, on a visité plusieurs plages, fait bons nombres d’arrêts et de demi-tours. Quand on part dans un trip comme celui-ci, il faut savoir qu’on va faire beaucoup beaucoup BEAUCOUP de voiture. Entre le voyage pour s’y rendre et les trajets pour visiter, on a probablement davantage été enfermés dans la voiture à observer le paysage plutôt qu’à lézarder sur le sable. Les points d’intérêts sont éparpillés sur le cap, on a fait beaucoup d’aller-retours à se laisser porter par nos envies du moments mais c’était correct, c’est comme ça qu’on voulait le vivre.
Coupés d’internet, il a fallut qu’on décide plus ou moins quels étaient nos objectifs quotidiens chaque matin en quittant la chambre. Le programme s’établissait ensuite lentement au cours de la journée, ponctué par les différents points d’intérêts qui croisaient notre route. Et je pense personnellement que c’est ce qu’il y a de mieux derrière l’idée de voyager: se laisser surprendre en se laissant aller.

 

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