Menu de restaurant japonais à Tokyo, par Côté Hublot

Fallait-il apprendre le japonais ?

On est partis trois semaines au Japon et on n’a pas compris grand chose quand on nous parlait. Pour communiquer, on utilisait Google Translate. C’est cool, ça fonctionne dans les deux sens. Mais ça limite un peu la spontanéité. Après coup, je me demande si on aurait dû apprendre le japonais avant de partir… 

La complexité de la langue

À moins de s’y mettre sérieusement au moins six mois à l’avance, vouloir en apprendre les bases pour un voyage comme on l’a fait n’est pas tellement intelligent. La langue japonaise est tellement complexe que ce sont bien plus que des rudiments qu’il faudra maîtriser pour être en mesure de comprendre ne serait ce que de simples présentations.

Néanmoins, je t’encourage à t’y intéresser et, si tu es vraiment investi, pourquoi pas étudier sérieusement le japonais si tu prévoies ce voyage. Ne pas être capable de parler la langue d’un pays qu’on visite, c’est passer à côté de toute une partie de sa découverte ! J’ai moi-même regretté de ne pas être en mesure de converser avec les locaux. Oui ça demanderait beaucoup de travail mais je pense que ça vaut vraiment la peine. Rassures-toi, entre leurs bases d’anglais et Google Translate, on n’a toujours réussi à se comprendre mais il y a évidemment un paquet de potentielles conversations qui nous a échappé…

Pour comprendre le fonctionnement et la construction de la langue japonaise, il faut aussi s’intéresser à sa culture tant les deux sont liés. Elle est pleine de subtilités. Il existe par exemple de nombreux codes et usages, comme celui de ne jamais dire « non », refuser étant signe de grande impolitesse dans la culture japonaise. C’est aussi une langue composée de plusieurs niveaux de politesse. En japonais, encore plus qu’en français (où on fait quand même la distinction entre le tutoiement et le vouvoiement), on ne va pas s’adresser à tout le monde de la même façon. De différentes manières, elle permet également d’exprimer l’humilité, le respect et l’honneur à un interlocuteur.

Bien que j’ai eu le ressenti d’être malpolie de ne pas être capable de répondre, je suis bien consciente que ça n’aurait pas spécialement été un bon investissement que de me lancer dans l’apprentissage de la langue. Les japonais n’attendent pas des étrangers qu’ils la maîtrisent. Mais connaitre les formules de politesse est tout de même, à mon sens, un minimum. 

Des cartes de restaurants japonais à Tokyo, par Côté Hublot

Les systèmes d’écriture japonais

Il en existe trois et ne sont pas utilisés en parallèle mais bien mélangés les uns aux autres.

1. Hiragana, c »est l’alphabet japonais. Chaque forme est une syllabe, on les reconnait à leur forme arrondie.
2. Katakana, il est souvent utilisé pour les mots d’origine étrangères et pour les onomatopées. Cependant, à chaque Hiragana correspond un Katakana. Eux ont une forme anguleuse.
3. Kanji, ce sont des caractères dérivés du chinois qui lui ressemble encore beaucoup. Ils sont très nombreux et peuvent se lire différemment selon le mot qu’ils forment. C’est une des difficultés majeures de la langue japonaise. En fin de scolarité, un japonais connait environ 2.000 Kanji, un adultes environ 4.000 et un professeur jusqu’à 7.000. C’est un vrai exercice de patience et d’apprentissage que de les connaitre.

À ces trois systèmes japonais s’ajoute le Romaji. C’est celui qui destiné aux étrangers car il est la retranscription du japonais dans notre alphabet.

Les phrases de bases

Voilà le petit lexique qu’on a appris et utilisé sur place pour paraître un minimum polis. Disons que c’est le minimum. Difficile d’en apprendre plus quand, de toute manière, on n’est pas en mesure de comprendre les réponses…

– Bonjour – Konishowa
– Bonsoir – Konbawa
– Je m’appelle … – Watashi ha …. desu
Enchanté (de vous rencontrer) Hajimemashite
– Excusez-moi / Pardon / S’il vous plait (pour de l’attention) – Sumimasen
– S’il vous plait (lorsqu’on commande quelque chose) – Kudasai
– Merci – Arigatou gozaimasu (Okini dans le Kansai)
– Oui – Hai
– Je vous en prie (dans le sens « allez-y ») – Douzo
– Santé ! – Kampai !

Étalage d'alcools japonais, par Côté Hublot

Tu pourrais te lancer avec ça mais ça te prend quand même de connaître quelques règles de prononciation :

– le u se prononce ou mais ne se prononce pas en fin de mot ;
– le r se dit l ;
– le h peut parfois se prononcer comme un w ;
– les lettres v, l et q n’existent pas ;
– la lettre f est un h inspiré et soufflé en même temps ;
– le n se prononce m devant p, b et m ;
– aucune lettre n’est muette ;
– l’enchainement de deux consonnes DIFFÉRENTES n’existe pas ;
– lorsque deux voyelles se suivent, on doit prononcer les deux.


Il existe évidemment tout un tas d’applications mobiles pour apprendre le japonais. J’en ai téléchargées trois mais celle que j’ai trouvé la plus intéressante est JA Sansai. La langue étant très liée à la culture, l’application passe à travers les deux en même temps. Les exercices sont bien faits et elle a une fonction lexique intéressante dans laquelle on peut faire des recherches par mot-clés. Je te la conseille !

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