L’ascension du Mont-Washington

De bas …

Sur le trajet de notre excursion dans le Maine, on en a profité pour pour passer par le New Hampshire et aller voir de plus près à quoi ressemblait le Mont-Washington. Point culminant du Nord-Est des États-Unis, cette montagne doit sa réputation autant pour la vue qu’elle offre à son sommet que pour la dangerosité de son ascension. Après avoir quitté Montréal à l’aube, nous sommes arrivés à destination sous un soleil radieux. Mais nous étions prévenus : le climat sur la montagne est très très instable. Le vent peut très rapidement se lever et apporter avec lui son lot de complications.

On paye les frais d’accès sur place (29$US pour la voiture et le conducteur + 9$US par passager) et on nous offre le CD-Rom audio-guide compris à ce tarif. Dans les premières minutes, on écoute les instructions de conduite à adopter sur la montagne. La durée moyenne de l’ascension est estimée entre 30 et 45 minutes. La route est parfois étroite et/ou sinueuse, le revêtement tantôt asphalte, tantôt cailloux, et de nombreux véhicules se croisent en bordure de ravins: ca prend effectivement quelques recommandations. Une fois cette mise en garde adressée, on nous conte (enfin) l’histoire du Mont-Washington. Ca occupe pendant la grimpe et c’est plutôt intéressant.

Tout au long des 13 kilomètres d’ascension, la route change, son inclinaison aussi. Plus on prend de l’altitude, plus la végétation laisse place à un paysage rocheux et dénudé. Certaines voitures que l’on croise dégagent une odeur de freins brûlés en descendant, d’autres surchauffent déjà à l’aller… On reste vigilant parce qu’on n’a aucune visibilité du prochain virage dans certaines sections mais le paysage est magnifique.

.

… en haut.

Après quelques sueurs et rires nerveux, on arrive au parking où sont déjà stationnées une bonne foule de voitures. C’est à peine extirpés de l’auto, qu’on sent souffler un vent de folie. On apprend alors sur place que place que la situation géographique du Mont-Washington est tellement unique qu’un observatoire météorologique y est installé depuis 1870 et qu’une des plus fortes rafales de vent jamais enregistrées sur la planète (372 km/h) l’a été à son sommet. Un conseil : habillez-vous chaudement, la température moyenne estivale est seulement de 9°C là haut.

On monte quelques escaliers pour atteindre le sommet et la vue qui s’offre à nous est incroyable. Le Mont-Washington fait partie de la chaîne présidentielle (« Presi­dential Range »), elle même composée de 10 des plus hauts sommets des Montagnes Blanches. Ca donne une petite idée du relief qu’on est capable de saisir à l’oeil nu. Évidemment, il y a line-up devant le panneau MONT-WASHINGTON qui indique qu’on se trouve bel et bien à 1,917 mètres d’altitude mais le sommet est tellement vaste qu’on peut facilement trouver un espace où personne ne nous bouche la vue.

Ce fût vraiment une belle découverte pour nous. L’ascension de la montagne est aussi fantastique que l’observation du paysage depuis le sommet. Si vous ne vous faites pas assez confiance au volant, le Mont-Washington Auto Road organise aussi des expéditions en navettes qui partent de l’entrée du site. On a aussi pu observer au loin la vapeur de la locomotive du Cog Railway, ce train historique aux wagons colorés qui fêtera bientôt son 150ème anniversaire, qui lui aussi peut vous offrir un lift.

Pour les plus téméraires mais peut-être aussi les plus chanceux, certains dimanches de l’année, la route ouvre très très tôt (entre 3h et 4h du matin) et ce afin d’observer le lever du soleil depuis le sommet… Si vous décidiez de vous y rendre cette année, sachez que ça aura lieu les 25 juin, 30 juillet et 27 août 2017. Je dis ça, je dis rien mais ça doit juste être purement incroyable.

Note: Lorsque je me suis renseignée pour cette visite, les différents sites web que j’ai consulté parlaient d’une ascension périlleuse, dangereuse et cauchemardesque. J’avais lu que les accidents étaient monnaie courante et compris que conduire sur cette route de montagne était prendre un risque considérable. J’en ai même stressé mon chum (qui s’est bien moqué de moi une fois sur place) en lui disant que la vitesse était limitée à 10 km/h tout du long… Non ce n’est pas aussi relaxant que de conduire sur une 4 voies déserte mais c’est loin d’être insurmontable. Il suffit d’être vigilant et de prendre son temps pour même profiter du trajet. Et enfin pour terminer de vous rassurer, sache qu’on n’a recensé sur cette route que 3 accidents mortels en 150 ans dont un causé par un conducteur saoul. Bonne route !

.

Site officiel du Mont-Washington: www.mountwashington.org
Site officiel du Mont-Washington Auto Road: www.mtwashingtonautoroad.com
Ouverture: de Mai à Octobre, la montagne est trop dangereuse pour être praticable en hiver.
Directions: Nous sommes passé par le poste de douane de Stanstead pour continuer sur la route 91. Nous avons ensuite emprunté la sortie n°23 vers la route US-2 jusqu’à Gorham, pour enfin tourner à droite sur la route US-16 vers le sud.

Share :
You may also like
Depuis que je suis sortie de ma zone de confort …
ET + À LIRE - VOYAGE
Surfer (pour la 1ère fois) à Ogunquit
SPORT - USA - VOYAGE

Leave a Comment