La randonnée du Grand-Tour au Parc national du Bic, par Côté Hublot

La découverte du Parc national du Bic

Ça y est, c’est parti pour la saison du camping! On ouvre 2019 avec le Parc national du Bic. La météo annoncée n’est vraiment pas clémente et les alertes aux brûlots nous font douter, mais on se décide à partir quand même, on verra bien sur place.

Zéro goutte et une seule morsure plus tard, on se réveille au petit matin. On a bien dormi mais, la proximité du camping avec la route gâche le silence de la nature. Feu, café, bacon et oeufs brouillés marquent le commencement d’une journée à jouer dehors. Ce matin, on débute par la randonnée du Pic Champlain. Après un peu moins d’une heure de marche d’ascension à travers la forêt, on atteint le sommet auquel s’accrochent successivement tous les nuages du ciel. On attend un peu mais ça ne se dégagera pas aujourd’hui.

Le Pic Champlain, au coeur du Parc national du Bic, par Côté Hublot

On poursuit avec un arrêt dans la Baie du Ha! Ha!. Un dispositif nous interpelle. La Sépaq laisse ici à disposition des seaux pour récolter les déchets échoués sur la plage. On se prête « au jeu » et on débute notre récolte. Puisque les outils sont offerts, la plage est particulièrement en propre. On passe quand même une heure à la ratisser et, malheureusement, remplir une partie de notre saut… C’est ici que mon père m’a cité la Théorie du colibri, qu’on a appliquée.

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit :
« Colibri ! Tu n’es pas fou ?
Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !  »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

 

La baie du Ha! Ha! au coeur du Parc national du Bic, par Côté Hublot

On se rend ensuite du côté de la Ferme Rioux pour la randonnée du Grand-Tour, dont certaines parties sont inaccessibles à marée haute. Ça commence par la plage, se poursuit en équilibre à flanc de petites falaises, pour déboucher sur quelques kilomètres de roches, au bord de l’eau. La pierre est coupante et s’effrite. La brume est partout autour de nous. Le contraste entre les couleurs du ciel et de la roche, parfois orange, parfois bleue ou rose, est magnifique. C’est décidément l’une des plus belles randonnées qu’on ait eu la chance de faire au Québec. ♥

Pendant presque deux heures, on évolue dans ce monde fantastique en se frayant un chemin sinueux à travers pics et crevasses. Escalade, désescalade, on voulait une randonnée sportive, on l’a eu ! Arrivée à la Fourche à Louison, les pierres sont devenues roses pâles et plus plates. Dans l’eau, on croit apercevoir du mouvement puis un phoque commun sort la tête. On passe quelques instants à l’observer avant de le voir disparaitre sous ce miroir aquatique.

La randonnée du Grand-Tour au Parc national du Bic, par Côté Hublot

Ce soir, on campe une nouvelle nuit dans le Parc du Bic. Encore une fois, on se parfumera à l’odeur du feu de camp pour se réchauffer avant de se glisser dans nos sacs de couchage, qui semblent chaque soir plus confortable. Demain, on quittera pour l’Île d’Orléans mais on a bien l’intention de revenir !

Le Parc national du Bic, par Côté Hublot

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