Vingt-quatre heures de survie, seule en forêt, au féminin

Partir en survie dans Lanaudière : en voilà une manière bien particulière d’occuper sa longue fin de semaine vous me direz! Et vous n’auriez pas tort, on n’a pas l’occasion de se mettre dans le pétrin comme ça souvent.

L’idée ne m’est pas venue de nulle part cependant. Ça part d’une opportunité offerte par Les Chèvres de Montagnes. Et parce qu’on passe quand même pas mal de temps à jouer dehors, autant être préparés au pire!

La plus grande communauté de filles en plein air

C’est d’abord ça les Chèvres de Montagne. Mais c’est aussi une équipe de passionnées qui mettent en place des événements pour initier, enseigner, former et inspirer les participantes qui voudront bien leur faire confiance et avoir du fun en gang.

À chaque saison, son nouveau programme ! Par exemple, cet hiver, je voulais tester le splitboard et j’ai participé à mon premier évènement en leur compagnie. J’avais tellement aimé la vibe, l’apprentissage et les rencontres que j’y ai faites que j’ai même posté une petite vidéo pour faire connaitre leur existence à celles qui me suivent et embarquer des copines dans l’aventure !

Le pouvoir de la non mixité

Il y a des avis partagés sur le sujet. Le mien a d’ailleurs évolué au fil des années comme l’expliquent si bien Camille & Justine dans cette vidéo.

I am one of the boys, donc je pratique mes activités sportives avec presque juste des gars. Pis j’adore ça. D’abord que mes potes sont tops puis aussi parce que ça me challenge. Veux, veux pas, nos corps ont pas été construits pareil. Alors je me démène toujours pour atteindre l’objectif moi aussi. Prouver que je suis capable. Et j’y mets toute mon énergie parce que ça arrive pas souvent que je rentre chez moi sans avoir réussi.

Par contre, ça me prend de pratique au moins deux fois plus pour arriver au même résultat quand il s’agit d’un défi physique. À chaque nouvelle activité qu’on débute ensemble, mon chum a une courbe de progression plus rapide que la mienne. Et il réussira toujours à rentrer plus de push-ups que moi, sauf peut-être si je m’entraine beaucoup plus.

Donc en ce qui me concerne, je suis habituée d’être avec des gars pis je traine qu’avec des gens inclusifs. Alors je ne me suis jamais sentie mise à l’écart. Mais on a tous nos biais, eux comme moi. Il y a donc des activités sportives qu’on ne m’a pas proposée « parce que je suis une fille » et que « ça m’intéresserait surement pas ». Ou des défis que je n’ai pas relevés parce que je trouvais que ce serait trop intense de suivre le rythme ou de sentir la pression de performance pour ne pas casser la vitesse du groupe.

Je reste à 1000% convaincue que les activités mixtes sont nécessaires à nos vies et à notre évolution comme société. Mais je suis aussi partisane du laisser être ensemble des personnes qui partagent les mêmes vécus, défis et expériences. Ce genre de safe spaces permettent de s’exprimer, prendre en confiance et parfois même, d’ouvrir les yeux sur de nouveaux possibles.

Participer aux camps des Chèvres de Montagnes c’est donc oser s’initier à une nouvelle activité sans que nos propres biais – ou ceux des autres – ne viennent interrompre cet élan personnel qui nous transporte au-delà de notre zone de confort. Comme partir s’essayer à la survie en forêt…

La programmation des Chèvres est mise à jour à chaque saison, n’hésite pas à y faire un tour! Les gars, sentez-vous concernés aussi et offrez ce genre d’activités aux femmes qui vous entourent. Vous leur offrirez une expérience de sisterhood inoubliable.

On se retrouve dehors !

Les photos de cette fin de semaine de survie ont été réalisées par Jean-Sébastien Chartier-Plante.

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